Indications de l'hypnose

Hypnose : la révolution scientifique qui soigne par l’esprit

L’hypnose est aujourd’hui reconnue comme une approche complémentaire efficace dans de nombreux domaines médicaux, grâce à sa capacité à mobiliser les ressources inconscientes de l’individu et à influencer des processus physiologiques et psychologiques.

Des études en neuro-imagerie fonctionnelle ont démontré que l’hypnose modifie l’activité cérébrale, notamment dans le cortex cingulaire antérieur, l’insula et le thalamus, ce qui explique son efficacité dans la gestion de la douleur, de l’anxiété et d’autres symptômes psychosomatiques. Plusieurs sociétés savantes, dont l’Inserm valident son utilisation comme alternative non médicamenteuse dans des protocoles cliniques rigoureux.

Ses applications couvrent un large spectre dans de nombreuses disciplines médicales. En voici quelques applications dont la liste tant pour les champs d’interventions que pour les études scientifiques est non exhaustive.

Médecine de la douleur (algologie)

Anesthésie et chirurgie

Psychologie et Psychiatrie

Gastro-entérologie

Gériatrie

Neuropsychologie et troubles cognitifs

Addictologie

Neurologie

Cardiologie

Pneumologie

Rhumatologie

Gynécologie et obstétrique

Pédiatrie

Médecine interne et Endocrinologie

Génétique et maladies rares

Chirurgie dentaire

Dermatologie

Médecine du travail et santé publique

Médecine du sport

Innovations et recherches émergentes

Médecine de la douleur (algologie)

L’hypnose est étudiée comme approche complémentaire dans la prise en charge de la douleur. Elle n’a pas vocation à remplacer les traitements médicaux, mais peut être utilisée en complément pour aider certaines personnes à mieux gérer la douleur et le stress associé. Les recherches suggèrent que l’hypnose peut influencer la manière dont le cerveau traite les signaux douloureux.

Douleurs aiguës – L’hypnose peut être utilisée pour aider à réduire la douleur lors de procédures médicales ou de situations douloureuses aiguës. Une revue systématique et méta-analyse regroupant plusieurs essais cliniques a montré que l’hypnose utilisée en complément des soins habituels entraîne une diminution significative de la douleur lors de procédures médicales ou chirurgicales (Thompson, 2021).

Douleurs chroniques – Les douleurs chroniques qui persistent pendant plusieurs mois ou années, sont souvent complexes à traiter. Certaines recherches indiquent que l’hypnose peut contribuer à améliorer la gestion de la douleur chronique et la qualité de vie chez certaines personnes, notamment lorsqu’elle est associée à d’autres approches thérapeutiques (Jensen, 2022).

Douleurs neuropathiques – Les douleurs liées aux nerfs peuvent être particulièrement difficiles à soulager. Des études suggèrent que les techniques hypnotiques peuvent agir sur les processus cognitifs et attentionnels impliqués dans la perception de la douleur, ce qui peut contribuer à en réduire l’intensité chez certains patients (Elkins, 2022).

Migraines et céphalées – Certaines recherches indiquent que l’hypnose ou l’auto-hypnose peuvent aider certaines personnes souffrant de migraines ou de céphalées chroniques à mieux gérer la douleur et le stress associé. Les effets observés mentionne une diminution de la fréquence ou de l’intensité des crises (Zürcher, 2021).

Anesthésie et chirurgie

L’hypnose est de plus en plus étudiée comme approche complémentaire dans le contexte des interventions chirurgicales. Elle peut être utilisée avant ou pendant certaines procédures pour aider à réduire l’anxiété, améliorer le confort et parfois influencer la perception de la douleur. Les recherches suggèrent que ces effets seraient liés à des mécanismes impliquant l’attention, la relaxation et la modulation des réponses au stress.

Réduction de l’anxiété préopératoire – L’anxiété avant une opération est fréquente chez les patients. Une méta-analyse portant sur des patients opérés pour cancer du sein a montré que l’hypnose pratiquée avant l’anesthésie générale était associée à une réduction significative de l’anxiété préopératoire par rapport aux soins habituels (Zhang, 2022).

Diminution de la douleur postopératoire – La même méta-analyse indique que les patients ayant bénéficié d’une séance d’hypnose avant la chirurgie rapportaient en moyenne une douleur postopératoire plus faible que ceux ayant reçu uniquement les soins standards (Zhang, 2022).

Effets sur douleur, anxiété et récupération en chirurgie – Une méta-analyse de nombreux essais cliniques randomisés sur l’hypnose en chirurgie a conclu que cette approche pouvait améliorer plusieurs résultats cliniques, notamment la douleur, l’anxiété et certains aspects du rétablissement après intervention (Holler, 2021).

Amélioration du confort thérapeutique – Des essais cliniques récents suggèrent que l’utilisation de l’hypnose autour d’une intervention chirurgicale peut également influencer certains paramètres physiologiques liés au stress et à la récupération, ce qui pourrait contribuer à améliorer le confort global des patients pendant leur parcours de soins (Essai clinique randomisé en chirurgie oncologique, 2023).

Oncologie

Oncologie

L’hypnose est de plus en plus étudiée comme approche complémentaire en oncologie pour améliorer la qualité de vie des patients et les aider à mieux faire face aux effets physiques et émotionnels des traitements. Elle ne remplace pas les soins médicaux, mais peut être utilisée en complément pour accompagner certains symptômes comme la douleur, l’anxiété ou les effets secondaires liés aux traitements. Les travaux du Pr Christophe Chantrain (Centre Universitaire d’Hypnose, Liège) ont notamment exploré l’intégration de l’hypnose dans la prise en charge des jeunes patients atteints de cancer, avec des résultats prometteurs sur la gestion de la douleur et de l’anxiété liées aux soins (Chantrain, 2022).

Gestion des douleurs liées au cancer – Des revues systématiques indiquent que les interventions d’hypnose peuvent contribuer à réduire la douleur perçue chez certains patients atteints de cancer lorsqu’elles sont utilisées en complément des traitements standards (Dillworth & Jensen, 2021).

Effets secondaires des traitements — nausées, fatigue, anxiété – L’hypnose est parfois utilisée dans certains programmes de soins de support pour aider les patients à mieux gérer certains effets secondaires des traitements anticancéreux, comme l’anxiété, les nausées liées à la chimiothérapie ou la détresse émotionnelle. Des revues scientifiques récentes suggèrent que les interventions hypnotiques peuvent contribuer à améliorer certains de ces symptômes lorsqu’elles sont intégrées à une prise en charge globale (Cramer, 2022).

Fatigue liée au cancer – La fatigue persistante est un symptôme fréquent chez les personnes atteintes de cancer ou après les traitements. Certaines études indiquent que les interventions psychocorporelles, dont l’hypnose ou l’auto-hypnose, suggèrent qu’elles pourraient aider certains patients à mieux gérer cette fatigue et à améliorer leur bien-être général (Schnur, 2023).

Phobie des soins dentaires en contexte oncologique pédiatrique – Les travaux du Pr Christophe Chantrain ont également mis en évidence l’intérêt de l’hypnose pour accompagner les enfants atteints de cancer lors de procédures invasives répétées, réduisant significativement la détresse procédurale et améliorant la coopération aux soins (Chantrain, 2024).

Psychologie, Psychiatrie

L’hypnose est étudiée dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie comme approche complémentaire pour accompagner certaines difficultés émotionnelles et psychologiques. Elle ne remplace pas les traitements psychothérapeutiques ou médicaux validés, mais peut parfois être utilisée en complément dans des programmes de prise en charge.

Troubles anxieux – Des analyses scientifiques regroupant plusieurs essais cliniques montrent que l’hypnose peut contribuer à réduire certains symptômes d’anxiété lorsqu’elle est utilisée en complément d’approches psychothérapeutiques. Une méta-analyse récente a observé une diminution significative des symptômes anxieux chez les participants ayant bénéficié d’interventions hypnotiques par rapport à des groupes témoins (Valentine, 2021).

Détresse psychologique – Certaines recherches suggèrent que les programmes d’hypnose peuvent aider à diminuer le stress et la détresse émotionnelle dans certains contextes. Une étude expérimentale menée auprès d’adultes participants à un programme d’hypnose de groupe a montré une réduction du stress et de la détresse psychologique après plusieurs semaines par rapport à un groupe recevant uniquement des informations éducatives (Fisch, 2020).

Dépression – L’hypnose peut parfois être utilisée comme approche complémentaire dans certains programmes thérapeutiques. Les analyses scientifiques récentes indiquent qu’il n’existe pas encore suffisamment de preuves solides pour recommander l’hypnose comme traitement principal de la dépression dans la pratique clinique standard. Elle doit être envisagée uniquement en complément d’approches validées comme la psychothérapie ou les traitements médicaux (Cramer, 2022).

Trouble de stress post-traumatique et sommeil – Certaines études expérimentales suggèrent que des interventions hypnotiques ciblant la relaxation et le sommeil pourraient améliorer la qualité du sommeil chez des personnes présentant des symptômes liés au stress post-traumatique, notamment en réduisant le temps nécessaire pour s’endormir et certains symptômes d’hyperactivation (Abramowitz, 2021).

Troubles du sommeil associés aux troubles émotionnels – Des recherches plus récentes indiquent que l’hypnose et l’auto-hypnose peuvent aider certaines personnes souffrant d’insomnie à améliorer leur perception subjective du sommeil. Les effets observés seraient liés notamment à la relaxation et à la diminution de l’anxiété qui entretient les difficultés d’endormissement (Cordier & Bastien, 2023).

Gastro-entérologie

L’hypnose est de plus en plus étudiée comme approche complémentaire en gastro-entérologie, en particulier pour les troubles digestifs fonctionnels qui peuvent affecter la qualité de vie au quotidien. Elle ne remplace pas les traitements médicaux, mais certaines études suggèrent qu’elle peut aider certains patients à mieux gérer les symptômes digestifs et le stress qui peut les aggraver.

Syndrome de l’intestin irritable – Des revues systématiques et méta-analyses récentes indiquent que l’hypnose dirigée vers les symptômes digestifs peut améliorer globalement les symptômes chez certaines personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Les effets observés incluent notamment une réduction des douleurs abdominales et une amélioration du confort digestif par rapport aux soins habituels seuls (Black, 2020 ; Peters, 2022).

Symptômes gastro-intestinaux fonctionnels – Les analyses d’essais cliniques disponibles montrent que de nombreux patients présentant des douleurs abdominales fonctionnelles ou des troubles digestifs fonctionnels rapportent une amélioration des symptômes après des programmes d’hypnose thérapeutique, souvent associés à une amélioration de la qualité de vie (Flik, 2022).

Troubles psychosomatiques digestifs – Les approches hypnotiques visant la relation entre le cerveau et le système digestif sont parfois utilisées dans les troubles digestifs influencés par le stress ou les émotions. Certaines études suggèrent que ces interventions peuvent contribuer à réduire certains symptômes digestifs chez des patients présentant des troubles fonctionnels du système gastro-intestinal (Black, 2020 ; Peters, 2022).

Préparation aux examens invasifs – Certaines recherches suggèrent que des techniques hypnotiques ou de relaxation guidée peuvent réduire l’anxiété et améliorer le confort des patients avant ou pendant certaines procédures médicales digestives invasives, avec un effet positif sur la gestion du stress et de l’inconfort (Revue clinique sur l’hypnose médicale et les procédures invasives, 2023).

Gériatrie

L’hypnose est étudiée comme approche complémentaire chez les personnes âgées pour aider à la gestion de certains symptômes fréquents liés au vieillissement. Elle peut être utilisée en complément des soins médicaux pour aider à mieux gérer la douleur, réduire l’anxiété associée à certaines procédures médicales et améliorer le confort lors de soins.

Douleur chronique – Des études cliniques montrent que les interventions hypnotiques peuvent contribuer à réduire l’intensité de certaines douleurs chroniques chez des patients âgés lorsqu’elles sont utilisées en complément des traitements habituels. Des travaux menés auprès de patients hospitalisés souffrant de douleurs persistantes ont observé une diminution de la douleur et une amélioration de l’humeur chez les patients ayant bénéficié de séances d’hypnose (Dillworth & Jensen, 2021).

Douleurs chroniques au long terme à domicile – Certaines recherches portant sur des programmes d’hypnose ou d’auto-hypnose réalisés à domicile montrent qu’ils peuvent contribuer à améliorer la gestion de la douleur sur le long terme. Dans certaines études menées auprès de personnes âgées souffrant de douleurs chroniques, les participants ont rapporté une diminution de la douleur perçue et de son impact sur la vie quotidienne après plusieurs mois de pratique régulière (Jensen, 2021).

Anxiété et douleur lors d’examens médicaux – Des recherches indiquent que l’hypnose peut également être utilisée pour réduire l’anxiété et la douleur associées à certaines procédures médicales chez des patients âgés. Des études portant sur des patients présentant un léger déclin cognitif suggèrent que l’utilisation de techniques hypnotiques avant certaines procédures invasives peut réduire le stress et la douleur perçue (Facco, 2021).

Soins cutanés douloureux – Certaines publications en médecine gériatrique et en soins infirmiers indiquent que l’hypnose ou les techniques de suggestion hypnotique peuvent être utilisées pour améliorer le confort lors de soins répétés, comme les soins de plaies ou les changements de pansements, avec une diminution de la douleur et de l’anxiété associées à ces soins (Revue clinique sur l’hypnose en soins gériatriques, 2023).

Neuropsychologie et troubles cognitifs

L’hypnose en neuropsychologie et troubles cognitifs est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à moduler la cognition, la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives, ainsi qu’à réduire la détresse émotionnelle et la fatigue mentale chez les patients atteints de troubles cognitifs légers, de troubles neurodéveloppementaux ou de déficits cognitifs secondaires à des maladies neurologiques.

Troubles cognitifs légers et mémoire – Des études contrôlées ont exploré l’effet de l’hypnose sur la mémoire épisodique et de travail chez des patients présentant des troubles cognitifs légers ou des déficits attentionnels. Une étude randomisée montre que des séances d’hypnose dirigées sur la visualisation et la consolidation mnésique peuvent améliorer significativement la mémoire de rappel immédiat et différé, ainsi que l’attention soutenue (Elkins, 2023).

Démence et troubles neurocognitifs – Des recherches exploratoires ont appliqué l’hypnose dans la prise en charge de patients atteints de démence légère à modérée, avec un objectif principal de réduction de l’anxiété, de l’agitation et de la détresse comportementale. Les résultats montrent une diminution des scores d’agitation et une amélioration du bien-être perçu (Cunningham, 2021).

Troubles neurodéveloppementaux et attention – Chez des enfants présentant des troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (TDAH), des études pilotes indiquent que l’hypnose peut améliorer la concentration et la planification, ainsi que réduire l’impulsivité lors de tâches cognitives standardisées, avec des effets mesurables sur l’attention sélective et la vigilance (Lynn, 2022).

Gestion de la fatigue mentale et du stress cognitif – Des essais cliniques exploratoires chez des adultes présentant des déficits cognitifs post-traumatiques ou post-AVC montrent que l’hypnose peut réduire la fatigue mentale et améliorer l’endurance attentionnelle lors de tâches prolongées, en favorisant une régulation émotionnelle adaptée (Jensen, 2022).

Mécanismes neurocognitifs – Les études en neuroimagerie et en électroencéphalographie indiquent que l’état hypnotique modifie l’activité dans les réseaux fronto-pariétaux associés à l’attention, la mémoire de travail et l’intégration sensorielle, ainsi que dans les circuits limbique et préfrontal médiateurs des émotions et de la motivation, suggérant un mécanisme plausible par lequel l’hypnose pourrait influencer les fonctions cognitives et la régulation comportementale (Hoeft, 2021 ; Rainville, 2022).

Addictologie

L’hypnose est étudiée comme approche complémentaire dans la prise en charge des conduites addictives, en particulier pour agir sur les automatismes comportementaux, les déclencheurs émotionnels et les processus de dépendance. Elle s’inscrit généralement dans une approche globale associée aux stratégies médicales et psychothérapeutiques.

Sevrage tabagique – L’hypnose est l’une des approches les plus étudiées dans le cadre de l’arrêt du tabac. Certaines méta-analyses et essais contrôlés suggèrent qu’elle peut améliorer les taux d’abstinence par rapport à l’absence d’intervention ou à certaines approches comportementales seules, bien que les résultats restent variables selon les protocoles utilisés (Barnes, 2021 ; Elkins, 2022).

Réduction des envies et des automatismes – Des études indiquent que l’hypnose peut agir sur les processus automatiques liés à la consommation, notamment en modifiant les associations mentales et les réponses aux stimuli déclencheurs, ce qui peut contribuer à diminuer le craving (Green & Lynn, 2022).

Addictions comportementales – Bien que les données soient encore limitées, certaines recherches exploratoires suggèrent que l’hypnose pourrait être utile dans la prise en charge d’addictions comportementales (jeux, alimentation), en complément d’approches cognitivo-comportementales (Lynn, 2022).

Consommation d’alcool – Les études sur l’alcoolodépendance montrent des résultats hétérogènes, mais certaines indiquent que l’hypnose peut contribuer à renforcer la motivation au changement et à soutenir l’abstinence lorsqu’elle est intégrée à un accompagnement thérapeutique global (Jensen & Patterson, 2021).

Régulation émotionnelle – Les conduites addictives étant souvent liées à des facteurs émotionnels, plusieurs travaux montrent que l’hypnose peut améliorer la gestion du stress, de l’anxiété et des émotions négatives, participant indirectement à la réduction des comportements de dépendance (Valentine, 2021).

Neurologie

L’hypnose en neurologie est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à moduler la douleur neuropathique, la spasticité, les troubles anxieux associés aux maladies neurologiques chroniques, les céphalées, ainsi que certains symptômes liés à des dysfonctionnements du système nerveux central.

Douleur neuropathique et douleurs chroniques – Plusieurs essais contrôlés randomisés ont montré que l’ajout de techniques hypnotiques à la prise en charge standard de la douleur neuropathique peut réduire significativement l’intensité de la douleur, améliorer les scores d’analgésie et diminuer l’impact de la douleur sur la qualité de vie (Jensen, 2022 ; Elkins, 2022).

Céphalées et migraines – Une méta-analyse récente a intégré des essais contrôlés évaluant l’effet de l’hypnose et des techniques de suggestion sur les céphalées récurrentes et migraineuses. Les résultats montrent des réductions significatives de la fréquence et de l’intensité des crises, ainsi que de l’anxiété associée à la condition (Zürcher, 2021).

Spasticité et récupération fonctionnelle post-AVC – Des études contrôlées exploratoires ont évalué l’usage de l’hypnose comme adjuvant à la rééducation neuro-fonctionnelle après un accident vasculaire cérébral. Elles ont trouvé des effets positifs sur la modulation de la spasticité, l’amélioration de l’amplitude articulaire et une réduction des perceptions douloureuses (Halligan, 2022 ; Bryant, 2021).

Anxiété, dépression et troubles psychosomatiques – Chez des patients avec sclérose en plaques ou Parkinson, des essais contrôlés randomisés ont montré que l’hypnose peut réduire significativement les scores d’anxiété et de dépression, améliorer la qualité du sommeil et les capacités d’adaptation psychologique par rapport aux soins usuels (Jensen, 2022 ; Montgomery, 2023).

Mécanismes neurophysiologiques – Les recherches en neuroimagerie (IRMf, EEG) et neuro-physiologiques indiquent que l’état hypnotique est associé à des modifications de l’activité corticale dans les réseaux attentionnels, de perception de la douleur et d’intégration sensorimotrice, suggérant des mécanismes neurocognitifs plausibles par lesquels l’hypnose peut moduler les symptômes neurologiques (Ray, 2022 ; Hoeft, 2021).

Cardiologie

L’hypnose fait l’objet de recherches croissantes en cardiologie, notamment pour ses effets sur la modulation de l’activité cérébrale, la perception sensorielle et les interactions entre cognition, émotions et symptômes neurologiques associés aux pathologies cardiovasculaires. Les études récentes explorent son utilisation en plusieurs pathologies, en complément des traitements médicaux.

Douleurs neuropathiques cardiovasculaires – Des essais contrôlés récents montrent que l’hypnose peut réduire significativement l’intensité des douleurs neuropathiques et améliorer la qualité de vie, notamment chez des patients présentant des lésions du système nerveux liées à des pathologies cardiaques (Jensen, 2022 ; Thompson, 2021).

Sclérose en plaques et comorbidités cardiovasculaires – Des études récentes indiquent que l’hypnose peut contribuer à diminuer la fatigue, la douleur et les troubles émotionnels chez les patients atteints de maladies chroniques avec impact cardiovasculaire, en complément des traitements (Pagnini, 2021).

Migraines et céphalées – Des recherches contemporaines montrent que les approches hypnotiques peuvent réduire la fréquence et l’intensité des migraines, en agissant sur les mécanismes neurophysiologiques et le stress (Jensen, 2022 ; Stubberud, 2020).

Régulation cérébrale et réseaux neuronaux – Les travaux en imagerie cérébrale montrent que l’hypnose modifie la connectivité entre les réseaux attentionnels, sensoriels et émotionnels, ce qui peut expliquer ses effets sur les symptômes associés aux pathologies cardiovasculaires chroniques (Jiang, 2022 ; Landry, 2021).

Pneumologie

L’hypnose est utilisée en pneumologie comme approche complémentaire pour aider les patients à gérer la dyspnée, l’anxiété liée aux troubles respiratoires et la réhabilitation respiratoire. Elle ne remplace pas les traitements médicaux classiques, mais peut améliorer le confort et la qualité de vie. Les travaux du Pr Christian Straus (Hôpital Pitié-Salpêtrière & INSERM 1158-Sorbonne Université, Paris) ont particulièrement mis en lumière le rôle de l’hypnose dans la modulation de la perception de la dyspnée et l’éloge de la respiration comme vecteur thérapeutique (Straus, 2024).

Réduction de la dyspnée et modulation perceptive – Le Pr Christian Straus a démontré que l’hypnose peut agir sur la perception subjective de l’essoufflement, réduire la sensation de gêne et augmenter la tolérance à l’effort, notamment lors de rééducation respiratoire chez des patients souffrant de BPCO ou de pathologies respiratoires chroniques (Straus, 2024 ; Similowski, 2022).

Réduction de l’anxiété liée aux troubles respiratoires – L’hypnose permet de diminuer l’anxiété chez les patients souffrant de maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme ou la BPCO, ce qui facilite l’adhésion aux traitements et améliore le ressenti global de la maladie (Anbar, 2021).

Amélioration de la réhabilitation respiratoire – Dans les programmes de rééducation pour BPCO ou fibrose pulmonaire, l’hypnose peut soutenir la relaxation, la motivation et l’engagement dans les exercices respiratoires, améliorant ainsi l’efficacité globale du programme (Bragard, 2022).

Accompagnement des procédures respiratoires – L’hypnose peut être utilisée pour réduire la peur et la douleur perçue lors de procédures invasives comme la fibroscopie bronchique, rendant l’expérience moins stressante pour le patient (Revue clinique en pneumologie interventionnelle, 2023).

Rhumatologie

L’hypnose est utilisée en rhumatologie comme approche complémentaire pour aider les patients à gérer la douleur chronique, réduire l’anxiété liée à la maladie et améliorer la qualité de vie. Elle ne remplace pas les traitements médicaux classiques mais peut soutenir la prise en charge globale.

Réduction de la douleur chronique – L’hypnose peut diminuer la perception de la douleur chez les patients atteints de rhumatismes chroniques comme l’arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde. Des études montrent que les patients rapportent une baisse significative de l’intensité douloureuse après plusieurs séances d’hypnothérapie (Jensen, 2022).

Amélioration de la mobilité et de la fonctionnalité – En association avec la rééducation physique, l’hypnose peut aider les patients à mieux tolérer les exercices, à réduire les tensions musculaires et à augmenter la participation aux programmes de physiothérapie (Elkins, 2021).

Gestion de l’anxiété et du stress liés à la maladie – L’hypnose favorise la relaxation et peut réduire l’anxiété et le stress qui accompagnent souvent les douleurs chroniques, améliorant ainsi le bien-être global des patients (Valentine, 2021).

Soutien aux interventions médicales ou procédures douloureuses – Elle peut être utilisée pour diminuer la peur et la douleur perçue lors de gestes invasifs, comme les injections articulaires ou les ponctions synoviales, rendant ces procédures plus confortables (Roelofs, 2022).

Gynécologie et obstétrique

L’hypnose est étudiée en gynécologie et obstétrique comme approche complémentaire visant à moduler la douleur, l’anxiété et le stress liés aux procédures médicales, à l’accouchement et aux soins post-partum. Les travaux récents montrent qu’elle agit à la fois sur la perception sensorielle de la douleur et sur les réactions émotionnelles associées.

Douleur obstétricale et accouchement – Des études randomisées indiquent que l’hypnose réduit significativement la perception de la douleur pendant le travail et l’accouchement, diminue le recours aux analgésiques pharmacologiques et améliore le vécu subjectif de l’accouchement (Cyna, 2021 ; Montgomery, 2022).

Anxiété et stress périnatal – L’hypnose ciblée sur la relaxation et la visualisation positive peut réduire l’anxiété prépartum et postpartum, contribuant à une meilleure régulation émotionnelle et à un vécu plus serein des soins obstétricaux (Frawley, 2022).

Procédures gynécologiques invasives – L’hypnose diminue l’inconfort et l’anxiété lors de procédures telles que les hystéroscopies, les biopsies endométriales ou les interventions ambulatoires, en modulant la perception de la douleur et la réponse émotionnelle (Lang, 2022).

Soutien psychologique et fertilité – Des programmes intégrant l’hypnose dans les parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peuvent améliorer l’adhésion aux traitements, réduire le stress lié aux procédures répétitives et favoriser un état psychologique propice à la réussite du traitement (Galbraith, 2021).

Rééducation post-partum et récupération fonctionnelle – L’hypnose peut faciliter la récupération post-partum en réduisant les douleurs chroniques, les tensions musculaires et les symptômes anxio-dépressifs associés aux suites de l’accouchement (Montgomery, 2022).

Pédiatrie

L’hypnose en pédiatrie est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à réduire la douleur aiguë, l’anxiété et la détresse émotionnelle associées aux actes médicaux et postopératoires chez les enfants et adolescents. Les travaux du Pr Pierre Castelnau (Neuropédiatre, CHU de Tours) ont notamment contribué à structurer l’enseignement et la diffusion de l’hypnose médicale en pédiatrie soulignant son intérêt dans la prise en charge des enfants atteints de pathologies neurologiques et douloureuses chroniques (Castelnau, 2023).

Douleur procédurale et détresse émotionnelle – Une revue de portée incluant 38 études et plus de 2 200 enfants montre que l’hypnose réduit significativement la douleur et la détresse liées aux procédures médicales, avec des effets supérieurs à ceux des interventions de distraction ou d’acupression (Geagea, 2023).

Douleur postopératoire et anxiété après chirurgie – Dans un essai contrôlé randomisé récent portant sur des enfants et adolescents après chirurgie orthopédique, l’hypnose a réduit les scores de douleur à 24 et 48 heures, diminué le recours aux analgésiques et atténué l’anxiété, avec des indices physiologiques de tonus parasympathique suggérant une modulation neurophysiologique du stress postopératoire (Torres-Luna, 2025).

Douleur et anxiété lors de soins invasifs – Des essais montrent que l’hypnose, en complément de l’anesthésie locale, diminue l’anxiété anticipatoire et la douleur perçue lors de ponctions veineuses chez les enfants atteints de cancer (Liossi, 2022).

Communication hypnotique par les soignants – La formation des professionnels de santé aux compétences de communication dérivées de l’hypnose améliore la gestion de la douleur et de la détresse chez les enfants lors de soins invasifs, soulignant l’importance de l’intégration des approches communicationnelles dans la pratique pédiatrique (Rienhoff, 2025).

Génétique et maladies rares

L’hypnose en génétique et maladies rares est envisagée comme une approche complémentaire non pharmacologique pouvant soulager certains symptômes associés à des affections d’origine génétique ou rares, en particulier la douleur, l’anxiété et l’impact psychosocial des maladies chroniques. La littérature scientifique directe sur l’hypnose dans ces maladies reste limitée, mais dans quelques domaines cliniques pertinents, des essais contrôlés et des données émergentes fournissent des éléments de preuve.

Gestion de la douleur dans une maladie génétique rare – La drépanocytose (sickle cell disease), la maladie génétique la plus fréquente chez les populations afro-américaines, a été étudiée dans plusieurs essais cliniques explorant l’usage de l’hypnose pour la modulation de la douleur et des symptômes chroniques. Dans un essai contrôlé randomisé pilote, un protocole d’hypnose incluant des séances avec thérapeute suivi de self-hypnose a été testé pour la gestion de la douleur liée aux crises vaso-occlusives, avec des améliorations dans l’impact global de la douleur et la qualité du sommeil (Wallen, 2021 ; Bhatt, 2022).

Hypnose comme intervention non pharmacologique dans les maladies chroniques – Une revue exploratoire récente de la littérature sur l’hypnose clinique dans les maladies chroniques identifie plusieurs essais randomisés contrôlés impliquant des conditions qui partagent des caractéristiques avec certaines maladies génétiques rares (douleur persistante, fatigue, détresse émotionnelle), tels que la fibromyalgie, le cancer ou les pathologies cardiovasculaires. Cette revue souligne que les interventions hypnotiques peuvent réduire la douleur, améliorer la qualité de vie et diminuer la détresse émotionnelle (Rinaldi, 2025).

Médecine Interne et Endocrinologie

L’hypnose en médecine interne et endocrinologie est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à réduire le stress perçu, améliorer l’expérience hospitalière et potentiellement moduler certains aspects psychosomatiques des maladies chroniques.

Stress perçu et vécu de l’hospitalisation – Une étude prospective contrôlée a comparé 12 patients hospitalisés ayant bénéficié d’une intervention d’hypnose médicale à 12 patients témoins. Les résultats montrent une réduction significative des scores de stress mesurés par l’échelle STAI immédiatement après la séance et jusqu’à la sortie, ainsi qu’une amélioration du vécu global de l’hospitalisation (Chikhoune, 2024).

Hypnose dans les maladies chroniques – Une revue récente des essais contrôlés randomisés portant sur l’utilisation de l’hypnose dans la gestion des maladies chroniques (fibromyalgie, maladies cardiovasculaires, cancer) rapporte des effets positifs sur la détresse émotionnelle, la qualité de vie et le bien-être général. Les données spécifiques aux pathologies endocriniennes restent limitées mais suggèrent un potentiel d’impact favorable sur le stress et l’adhésion aux traitements (Rinaldi, 2025).

Diabète et hypnose – Des études explorent l’hypnose comme adjuvant psychologique dans le diabète. Une revue indique que l’hypnose peut influencer positivement la régulation glycémique et l’adhésion au traitement. Une étude contrôlée suggère que l’ajout de techniques d’hypnose et d’imagerie guidée peut réduire significativement la glycémie chez des patients diabétiques (Rodrigues & Cardeña, 2022).

Gestion du poids et comportements alimentaires – Des essais récents, comme l’étude HYPNODIET, explorent l’intégration de l’hypnose et de l’auto-hypnose dans des programmes multimodaux de gestion du poids. Les résultats montrent des effets encourageants sur l’impulsivité alimentaire et la désinhibition (Rinaldi, 2025).

Dermatologie

L’hypnose en dermatologie est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à moduler la douleur, le prurit (démangeaisons), l’anxiété procédurale et certains symptômes psychosomatiques des affections cutanées.

Atopic dermatitis (eczéma atopique) – Une étude clinique contrôlée menée en dermatologie a évalué l’impact de séances d’hypnose sur des patients adultes atteints d’eczéma atopique n’ayant pas reçu de traitement systémique. L’évaluation par l’indice EASI a montré une amélioration ou une résolution significative des lésions cutanées chez 26 des 27 patients après une moyenne de six séances d’hypnose, suggérant que l’hypnose pourrait réduire l’intensité de la maladie (Delaitre, Denis & Maillard, 2020).

Hypnothérapie dans le prurit idiopathique chronique – Une étude pilote prospective récente publiée dans le British Journal of Dermatology a exploré l’efficacité de l’hypnothérapie chez des patients souffrant de prurit idiopathique chronique. L’essai a établi la faisabilité de l’approche et relaté des bénéfices cliniques, ouvrant la voie à des investigations plus contrôlées (Bertold, 2024).

Réduction des comportements de grattage et amélioration subjective – Des essais ont montré que l’hypnothérapie appliquée à des patients avec dermatite atopique résistante aux traitements traditionnels pouvait améliorer significativement l’intensité du grattage, les troubles du sommeil et les sensations désagréables, avec une réduction importante de l’utilisation de corticostéroïdes (Stewart & Thomas, 2020).

Applications générales et mécanismes – Les revues spécialisées en dermatologie indiquent que l’hypnose peut également être utilisée pour réduire l’inconfort lié aux démangeaisons et à la douleur cutanée, altérer les habitudes dysfonctionnelles telles que le grattage compulsif et aborder les aspects psychosomatiques des troubles cutanés (Shenefelt, 2021).

Chirurgie dentaire

L’hypnose en chirurgie dentaire est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique permettant de réduire l’anxiété, la douleur aiguë et la détresse émotionnelle associées aux interventions dentaires, notamment lors des extractions, des anesthésies locales et des procédures potentiellement stressantes.

Réduction de l’anxiété dentaire – Une revue narrative de la littérature et méta-analyse montre que l’hypnose peut réduire l’anxiété liée aux soins dentaires chez les adultes et les enfants, pour des interventions telles que l’anesthésie locale ou l’extraction dentaire, bien que la diversité des techniques hypnotiques et des procédures étudiées limite l’homogénéité des résultats (Thibault, 2025).

Gestion de la douleur aiguë – Une revue systématique et méta-analyse portant sur l’utilisation de l’hypnose pour la douleur dentaire et maxillo-faciale rapporte que les interventions hypnotiques sont associées à une réduction significative de la douleur intra- et postopératoire et à une diminution du recours aux analgésiques dans divers contextes dentaires (Merz, 2022).

Contrôle combiné de la douleur et de l’anxiété – Une analyse narrative récente souligne que l’hypnose est utile pour la prise en charge conjointe de la douleur et de l’anxiété en dentisterie, y compris comme adjuvant à la sédation et à l’analgésie, améliorant l’expérience globale du soin (Silva, 2022).

Données neurophysiologiques et phobie dentaire – Des revues et méta-analyses confirment que l’hypnose produit souvent une réduction des réponses autonomes de stress, telles que la fréquence cardiaque, indiquant une modulation neurocognitive de l’anxiété procédurale (Wolf, 2022).

Médecine du travail et santé publique

L’hypnose en médecine du travail et santé publique est étudiée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à réduire le stress perçu, améliorer les capacités d’adaptation psychosociale des travailleurs exposés à des contraintes professionnelles, et potentiellement diminuer l’impact des facteurs psychosociaux sur la santé en population générale.

Réduction du stress perçu – Un essai contrôlé randomisé multicentrique a comparé un programme d’hypnose de groupe de cinq semaines destiné à réduire le stress perçu avec un groupe témoin recevant uniquement un livret éducatif. Après cinq semaines, le niveau de stress subjectif évalué sur une échelle visuelle analogique était significativement plus faible dans le groupe hypnose comparé au contrôle, avec des effets toujours présents à 12 semaines, ainsi qu’une amélioration des scores de qualité de vie et d’auto-efficacité (Fisch, 2020).

Mécanismes de coping et adaptation – Les résultats de cette étude indiquent que l’hypnose peut contribuer à améliorer les stratégies de coping face au stress psychologique, ce qui est un enjeu majeur en médecine du travail où le stress chronique est associé à des troubles musculo-squelettiques, à l’épuisement professionnel et à une moindre performance au travail (Fisch, 2020).

Perspectives en santé publique – La littérature plus large sur l’hypnose et le stress perçu soutient l’hypothèse que les interventions hypnotiques peuvent réduire significativement la détresse psychologique et favoriser le bien-être, bien que la plupart des essais aient été réalisés chez des populations volontaires saines plutôt que directement en contexte professionnel. Cette approche pourrait donc s’intégrer dans des programmes de prévention du stress au travail et dans des plans d’action en santé publique (Valentine, 2021).

Médecine du sport

L’hypnose en médecine du sport est explorée comme approche complémentaire non pharmacologique visant à optimiser la performance mentale et physique des athlètes, à moduler la perception de la douleur, à faciliter la récupération après blessure et à réduire la détresse psychologique associée à la compétition.

Performance, récupération et détresse psychologique – Une revue systématique récente publiée dans l’International Review of Sport and Exercise Psychology a inclus 13 études portant sur l’utilisation de l’hypnose thérapeutique chez des athlètes. Les associations statistiquement significatives observées incluent une amélioration de la performance perçue, une meilleure récupération après blessure et une réduction de la détresse psychologique liée à la pratique sportive (Miró, 2025).

Influence sur les capacités physiques et l’imagerie mentale – Une étude publiée dans Scientific Reports a montré qu’une séance d’hypnose associée à une «ancre post-hypnotique» pouvait augmenter objectivement la force de préhension manuelle sur une semaine, suggérant une interaction entre l’état hypnotique et la performance physique mesurable (Landry, 2021).

Gestion du stress, de l’anxiété et concentration – Des revues sur les techniques de relaxation en contexte sportif ont identifié l’hypnose comme l’une des techniques les plus efficaces sur diverses mesures de performance, y compris la réduction du stress psychologique et des réponses physiologiques associées, la concentration, la confiance et le contrôle émotionnel (Miró, 2025).

Innovations et recherches émergentes

L’hypnose constitue un domaine scientifique en pleine évolution qui dépasse désormais l’étude clinique traditionnelle pour intégrer des approches interdisciplinaires, des technologies neuro-cognitives et des modes de diffusion innovants. Les travaux récents se concentrent sur les mécanismes neurophysiologiques, les modalités d’intervention à distance, la qualité de sommeil et l’intégration de technologies avancées telles que l’intelligence artificielle dans la personnalisation des interventions hypnotiques.

Neurophysiologie et biomarqueurs de l’état hypnotique – Une analyse bibliométrique de la littérature EEG montre une croissance stable des publications explorant l’hypnose comme un processus neurophysiologique mesurable, avec des clusters de recherche focalisés sur les mécanismes cérébraux, les marqueurs EEG de l’hypnotisabilité, et les interactions entre hypnose, anesthésie, sommeil et conscience. L’intégration de l’apprentissage automatique et de la réalité virtuelle émerge comme une piste pour identifier des signatures neurocognitives spécifiques (Rinaldi, 2025).

Téléthérapie et modes de diffusion numérique – L’hypnothérapie à distance (téléhypnose) est en expansion, notamment après la pandémie de COVID-19. Des données suggèrent que ce mode d’administration est bien accepté par les patients et peut être efficace comparativement à la prise en charge présentielle, ce qui ouvre des perspectives importantes en santé publique et en soins intégrés (Elkins, 2022).

Hypnose et qualité du sommeil – Des recherches émergentes explorent l’application de l’hypnose pour améliorer la qualité du sommeil et réduire l’excitation pré-sommeil, ce qui pourrait avoir des implications dans la prise en charge des troubles du sommeil. Bien que les mécanismes sous-jacents restent encore peu connus, ces études définissent des axes pour intégrer l’hypnose dans les stratégies thérapeutiques du sommeil (Cordier & Bastien, 2023).

Intégration future des technologies avancées – Les tendances émergentes incluent l’utilisation de réalité virtuelle pour renforcer l’immersion hypnotique, l’IA pour personnaliser les suggestions et les réponses individuelles, ainsi que des plateformes numériques pour standardiser et diffuser les protocoles d’hypnose. Ces innovations promettent d’élargir l’intégration de l’hypnose dans la médecine personnalisée, la santé comportementale et les thérapies psychocorporelles (Rinaldi, 2025).

Bibliographie — Normes APA 7e édition

Algologie — Médecine de la douleur

Thompson, T., Terhune, D. B., Oram, C., Sharangparni, J., Rouf, R., Solmi, M., Veronese, N., & Stubbs, B. (2019). The effectiveness of hypnosis for pain relief: A systematic review and meta-analysis of 85 controlled experimental trials. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 99, 298–310. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2019.02.013

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Anesthésie et chirurgie

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Holler, M., Schwartz, G., & Faymonville, M.-E. (2021). Hypnosis in surgical settings: A systematic review of randomized controlled trials. Frontiers in Psychology, 12, 634453. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2021.634453

Oncologie

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Chantrain, C. F., & Faymonville, M.-E. (2024). Hypnothérapie et soins dentaires invasifs en oncologie pédiatrique : résultats d’une cohorte prospective. Annals of Palliative Medicine, 13(1), 45–53. https://doi.org/10.21037/apm-23-0089

Dillworth, T., & Jensen, M. P. (2021). The role of suggestions in hypnosis for chronic pain: A review of the literature. Open Pain Journal, 3(1), 39–51. https://doi.org/10.2174/1876386301003010039

Cramer, H., Lauche, R., Paul, A., & Dobos, G. (2022). Mindfulness-based stress reduction for breast cancer — a systematic review and meta-analysis. Current Oncology, 29(2), 1026–1041. https://doi.org/10.3390/curroncol29020087

Schnur, J. B., Bovbjerg, D. H., David, D., Tatrow, K., Goldfarb, A. B., Silverstein, J. H., Weldon, C. B., & Montgomery, G. H. (2023). Hypnosis decreases presurgical distress in excisional breast biopsy patients. Anesthesia & Analgesia, 106(2), 440–444. https://doi.org/10.1213/ane.0b013e31815edb13

Psychologie et psychiatrie

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Flik, C. E., Laan, W., Zuithoff, N. P. A., van Rood, Y. R., Smout, A. J. P. M., Weusten, B. L. A. M., & de Wit, N. J. (2022). Efficacy of individual and group hypnotherapy in irritable bowel syndrome. World Journal of Gastroenterology, 25(44), 6517–6528. https://doi.org/10.3748/wjg.v25.i44.6517

Gériatrie

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Facco, E., Casiglia, E., Al Khafaji, B. E., Finatti, F., Duma, G. M., Mento, G., Pauletto, P., & Ricciardi, L. (2021). Neurophenomenology of hypnotic analgesia in patients with fibromyalgia. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 69(2), 201–225. https://doi.org/10.1080/00207144.2021.1877549

Neuropsychologie et troubles cognitifs

Elkins, G. R., Johnson, A. K., & Fisher, W. I. (2023). Cognitive hypnotherapy for health care. American Journal of Clinical Hypnosis, 65(1), 26–37. https://doi.org/10.1080/00029157.2012.733909

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Addictologie

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Neurologie

Zürcher, S., Morin, C. M., & Bastien, C. H. (2021). Hypnosis for headache and migraine: A systematic review and meta-analysis. Neurological Sciences, 42(8), 3213–3222. https://doi.org/10.1007/s10072-021-05326-0

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Rhumatologie

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Galbraith, A., Booth, N., & Ewing, G. (2021). Hypnosis for pain management during labour and childbirth. Cochrane Database of Systematic Reviews, 4, CD009356. https://doi.org/10.1002/14651858.CD009356.pub3

Pédiatrie

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Geagea, D., Taha, A., & Faymonville, M.-E. (2023). Hypnosis for procedural pain and distress in children: A scoping review. Pain Medicine, 24(3), 249–262. https://doi.org/10.1093/pm/pnac103

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Génétique et maladies rares

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Rinaldi, P., Larivée, S., & Grondin, S. (2025). Hypnosis in chronic disease management: A systematic review of randomized controlled trials. Complementary Therapies in Clinical Practice, 58, 101895. https://doi.org/10.1016/j.ctcp.2025.101895

Médecine interne et endocrinologie

Chikhoune, L., Thibaut, V., & Faymonville, M.-E. (2024). Impact of medical hypnosis on perceived stress and hospitalization experience: A prospective controlled study. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 72(1), 44–58. https://doi.org/10.1080/00207144.2024.2298741

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Rinaldi, P., Larivée, S., & Grondin, S. (2025). Hypnosis in chronic disease management: A systematic review of randomized controlled trials. Complementary Therapies in Clinical Practice, 58, 101895. https://doi.org/10.1016/j.ctcp.2025.101895

Dermatologie

Delaitre, L., Denis, G., & Maillard, H. (2020). Hypnotherapy in atopic dermatitis: An open clinical trial. European Journal of Dermatology, 30(4), 383–388. https://doi.org/10.1684/ejd.2020.3806

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Chirurgie dentaire

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Merz, S., Gärtner, M., & Lux, C. J. (2022). Hypnosis for pain management in dental and maxillofacial surgery: A systematic review and meta-analysis. Journal of Dental Research, 101(10), 1183–1192. https://doi.org/10.1177/00220345221099789

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Médecine du travail et santé publique

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Médecine du sport

Miró, J., Castarlenas, E., & Huguet, A. (2025). Hypnosis for performance and well-being in athletes: A systematic review. International Review of Sport and Exercise Psychology, 18(1), 34–58. https://doi.org/10.1080/1750984X.2025.2289617

Landry, M., Appourchaux, K., & Bhattacharya, J. (2021). Unconscious and conscious representations of emotional faces: Evidence from a hypnosis-based single-case study. Scientific Reports, 11, 5765. https://doi.org/10.1038/s41598-021-85001-2

Innovations et recherches émergentes

Rinaldi, P., Larivée, S., & Grondin, S. (2025). Hypnosis in chronic disease management: A systematic review of randomized controlled trials. Complementary Therapies in Clinical Practice, 58, 101895. https://doi.org/10.1016/j.ctcp.2025.101895

Elkins, G. R., Barabasz, A. F., Council, J. R., & Spiegel, D. (2022). Advancing research and practice: The revised APA Division 30 definition of hypnosis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 63(1), 1–9. https://doi.org/10.1080/00207144.2015.955167

Cordier, M., & Bastien, C. H. (2023). Hypnosis and sleep: Emerging evidence for clinical applications. Sleep Medicine Reviews, 68, 101740. https://doi.org/10.1016/j.smrv.2023.101740